Archives mensuelles : février 2015

Chamonix Adventure Festival – du 25 au 28 Mars

Une sélection de films à ne pas manquer !

CAF-logo-verticalChamonix Adventure Festival, en partenariat avec la commune de Chamonix Mont-Blanc, est heureux de vous présenter le programme de films de son incontournable rendez-vous d’aventure.
Une sélection de films, riches en émotions, sera présentée pendant 4 soirées, en présence des réalisateurs, des explorateurs et des athlètes, qui partageront avec le public leurs exploits et leurs sources d’inspiration. Du ski en Alaska au surf dans la mer du nord, du kayak en Patagonie à la catapulte au travers des fjords en Norvège ! Vous serez de tous les sports, dans tous les recoins de la planète ! Le programme détaillé des projections est disponible sur le
site du Festival : www.chamonixadventurefestival.com/fr/films, et le teaser est maintenant  sur le site

press release 2015 #02 FR

Michel Croz 1830 -1865

« le Prince des guides »

« Quand il s’élevait au dessus de la foule des hommes ordinaires, dans les circonstances qui exigeaient l’emploi de sa force prodigieuse et de la connaissance incomparable qu’il avait des glaces et des neiges, alors seulement on pouvait dire que Michel Croz se sentait complètement et réellement heureux »  Edward Whymper

Michel Croz © Musée Alpin Chamonix

Michel Croz © Musée Alpin Chamonix

Michel Croz est chamoniard, paysan cordonnier et guide. Il a guidé bien des « gentlemen », dont Matthews au couloir de la Grande Casse où il dut tailler 1100 marches avec sa hache. Michel Croz est réputé pour son flair de grimpeur et pour sa force. Croz est d’une vigueur exceptionnelle, même pour l’époque où les forts des campagnes ne manquaient pas. Croz soulève et tient un homme de 75 kg à bras tendus. Whymper l’a dit : « sans Croz je n’aurais probablement jamais fait l’ascension du Cervin ».

Originaire du Tour, village le plus haut de la vallée de Chamonix, Michel Croz ne vit que pour la montagne. Exerçant son métier de guide, il ne se fait vraiment remarquer qu’à l’âge de 30 ans lorsque William Mathews l’engage pour le Mont Blanc. Remarquant tout de suite son habileté, il le retient pour l’année suivante et Michel Croz va dès lors accompagner les meilleurs amateurs de l’époque (bien souvent anglais) avec lesquels il accomplit, en cinq ans, un nombre impressionnant de prestigieuses premières.

Michel Croz - gravure de Whymper

Michel Croz – gravure de Whymper

en 1861, c’est la première du Mont Viso avec Mathews,
en 1862 la traversée du Col de Ecrins avec Tuckett,
en 1863 la traversée des Grandes Rousses avec Mathews.
En 1864 il rencontre Whymper pour une nouvelle série (traversée de la Brèche de la Meije, Barre des Ecrins) en compagnie du grand guide oberlandais Christian Almer. « Réunir Croz et Almer était un coup de maître » déclare Whymper. Les deux guides s’entendent et se complètent admirablement.
Dans le massif du Mont Blanc aussi les premières s’enchaînent : Col du Triolet, Mont Dolent, Aiguille d’Argentière, Dent Blanche, Grandes Jorasses et traversée du Col du Dolent.
C’est l’âge d’or de l’alpinisme.
En 1865, Whymper qui cherche depuis des années à conquérir la cime tant convoitée du Cervin, se joint à Charles Hudson qui avait engagé Michel Croz pour cette ascension. Le 14 juillet, le guide mène à la victoire une lourde cordée de sept alpinistes: le vieux guide Pierre Taugwalder et ses deux fils comme porteurs, lord Francis Douglas, Hadow, Hudson et Whymper. Après « une heure bien remplie de vie glorieuse » au sommet, c’est la tragique descente : Hadow perd l’équilibre et entraîne Croz, Douglas et Hudson dans une chute mortelle. Michel Croz avait 35 ans…

Christian Almer, un guide d’exception

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Christian Almer 1826-1898

Jeune berger et chasseur de chamois de Grindelwald, Christian Almer s’engage dans la course au Wetterhorn (3692m), avec la ferme intention d’arriver avant la cordée formée par l’Anglais, Alfred Wills et son guide chamoniard, Auguste Balmat. Il emporte avec lui, ce jour-là, un petit sapin qu’il souhaite planter sur le sommet, à  la gloire de sa patrie, la Suisse. Alfred Wills et  Auguste Balmat, un peu agacés, saluent ce berger audacieux et l’invitent à se joindre à eux pour gravir le sommet !

Devenu guide, Christian Almer comptera parmi ses clients de nombreux alpinistes britanniques, et réalisera d’innombrables premières, dont le Mönch et l’Eiger dans les Alpes bernoises, la Barre des Ecrins dans les Alpes du Dauphiné et l’aiguille Verte et les Grandes Jorasses dans le massif du Mont-Blanc. Edward Whymper, accomplira de nombreuses premières ascensions avec Christian Almer et le guide chamoniard Michel Croz entre 1864 et 1865. Plus tard, il se félicitera d’avoir rencontré de tels guides, et saluera le travail admirable qu’ils réaliseront malgré la barrière de la langue.

Christian Almer sera sollicité pour des expéditions lointaines (Himalaya), mais sa femme, Margharita, ne veut pas qu’il voyage en bateau, trop dangereux !  Le couple Almer, à plus de 70 ans, célébrera son cinquantième anniversaire de mariage au sommet du Wetterhorn !

Outre son agilité et sa solide constitution, Christian Almer était un mélange de simplicité cordiale et d’honnêteté, qui lui valu de nombreux admirateurs.

Les premières en 1865

Couv.verticalmagazinex3001865, une année remarquable par le nombre de premières réalisées en l’espace de quelques mois. Plus d’une soixantaine de sommets seront gravis, d’un bout à l’autre des Alpes et notamment des sommets d’envergure comme le Cervin, les Grandes Jorasses, la Verte, etc. L’âge d’or connait cette année là son apogée…

Pour en savoir plus : Les premières de 1865

23e Piolets d’Or : Chris Bonington, 7e Piolet d’Or Carrière

La cérémonie des Piolets d’or honore cette année, un grand alpiniste britannique, Sir Chris Sir Chris BoningtonBonington.  Du haut de ses 80 ans, Chris Bonington s’inscrit pleinement dans la grande lignée des pionniers de 1865. Les Alpes, avec le pilier Central du Freney et le pilier du Brouillard, l’Himalaya où il emmena plusieurs expéditions dont 4 à l’Everest et la cordillère des Andes avec la Tour du Paine, seront le terrain de jeu privilégié de ce grand Monsieur.

Pour cette carrière hors du commun, il recevra le 7e Piolet d’Or Carrière, une récompense amplement méritée.

Pour en savoir plus Les piolets d’or – Chris Bonington

De Chamonix à Zermatt, retour aux sources de l’alpinisme

1865, année épique. Qui marquait l’apothéose de l’âge d’or de la conquête des cimes, avec 58 sommets déflorés dans les Alpes dont le plus beau, le Cervin, et 7 dans le massif du Mont-Blanc parmi lesquels la Verte et les Jorasses. Un siècle et demi plus tard, alors que l’on dit l’alpinisme déclinant, ses deux capitales remettent la pratique en lumière.

«Mon père me disait que le bon Dieu a été sage. Il a planté le Cervin au-dessus de notre tête et a tourné la bonne face de notre côté. Zermatt lui doit tout. » Edy Schmid, le patron du musée montagnard, est un peu l’archéologue qui révèle au public la mutation de son village des Alpes suisses. Il nous donne à voir de quoi il avait l’air avant la révolution de cette année 1865, bouquet final de l’âge d’or de l’alpinisme. En sous-sol c’est “Zermatlantis”, treize chalets de bois qui expliquent le destin d’un lieu guidé par sa pyramide tutélaire. Omniprésent Cervin (4478m) qui domine les habitations de sa masse. Dans les pâtisseries de la station, il apparaît en chocolat. Revoilà sa silhouette sur les boîtes de réglisse. Et si on ne veut pas le quitter des yeux, la chambre avec vue coûte 30 % plus cher. Devant la patinoire, une montagne de verre surmontée d’un compte à rebours affiche le décompte jusqu’au 14 juillet, date anniversaire de sa conquête.

Car sans ces créateurs de mythes qui s’obstinèrent à la gravir, le Cervin ne serait pas la corne d’abondance qui remplit les 130 hôtels de la station valaisanne garantissant la neige aux skieurs 365 jours par an. Ici se joua l’apothéose d’une ère commencée en 1854, quand l’Anglais Alfred Wills gravit le Wetterhorn pour le plaisir. L’année d’après ses compatriotes Hudson et Kennedy grimpent le mont Blanc sans guide. Et en 1857 est créée l’Alpine Club, première association d’alpinistes au monde. “Deux-tiers des pratiquants sont alors des Anglais”, précise Claude Marin en charge des célébrations des 150 ans à Chamonix. C’est l’époque victorienne où les Britanniques conquièrent le monde. Parmi les grimpeurs, Edward Whymper sera le plus prolixe. Il lui faudra cinq ans et une chute de 60 mètres avant de réaliser le rêve d’une vie : vaincre le Cervin, dernier grand 4000 invaincu. Il en vient à bout le 14 juillet 1865 et rien ne sera jamais pareil. L’année d’avant, il a mis les Écrins dans sa besace et quinze jours auparavant l’aiguille Verte (4122m) à Chamonix, diablesse qui avait alors résisté à 22 assauts.

Les 500 morts du Cervin

Seulement, Whymper n’est pas seul là-haut. Six compagnons sont avec lui. Peut-être trop. La descente vire au drame. Pensez, sept bonhommes en une même cordée… Le jeune Hadow, le plus inexpérimenté de l’équipée, -mal- chaussé de brodequins à clous glisse sur le rocher emportant ses trois compagnons de tête dans le précipice de la face nord, alors que la corde qui les relie aux trois autres se rompt. Le corps de lord Douglas ne sera jamais retrouvé. Depuis, une cinquantaine de dépouilles ont connu le même destin et le même tombeau, gisant dans les crevasses, 1500m plus bas. La montagne a tué 500 fois en 150 ans mais fait vivre 6000 âmes à ses pieds et attire le monde entier. Lord Douglas avait du sang royal. Détail qui décupla la dimension de l’affaire. La reine Victoria menace d’interdire l’alpinisme. «Pourquoi gaspiller le meilleur sang d’Angleterre à gravir des pics inaccessibles ? », titrent les gazettes inquisitrices. « Ça nous a fait beaucoup de promo », s’amuse aujourd’hui Daniel Luggen, directeur de l’office de tourisme. Car au contraire le fait-divers va attirer les prétendants et initié la dynamique hôtelière d’une bourgade où jusque-là seuls les curés parlaient aux étrangers. Et les logaient. « Le Cervin, c’est la racine de notre tourisme. »

Edy Schmid, nous montre la corde déchirée. “La presse anglaise, la plus puissante, a mis en avant Whymper, ignorant le travail de Taugwalder, le guide de Zermatt et Croz, de Chamonix.” Et si ces 150 ans étaient l’occasion de remettre en lumière, ces premiers grands guides ? “L’afflux des Anglais a amené les guides paysans des vallées à se professionnaliser”, explique Claude Marin.

La tragédie rejouée à 2600 mètres

Pour ces 150 ans les autorités de Zermatt ont lancé une invitation personnelle à la reine. À Chamonix les princes William et Harry ont été conviés. « Pour nous, ce jubilé doit fédérer tout Zermatt », estime Daniel Luggen. 10 M€ ont été consacrés aux célébrations. À 2600m d’altitude au Riffelberg, on jouera en pièce de théâtre cet exploit qui tourne mal. 35 représentations en plein air devant 600 personnes. Du 10 au 19 juillet, toute la population sera invitée à vivre, en tenue d’époque, une ascension internationale et coordonnée du Cervin par toutes ses arêtes est prévue. La marque Mammut qui a déjà une via ferrata à son nom a ouvert le bal à l’automne illuminant la montagne. Ici on a un sens élaboré du partenariat public privé et le marketing décomplexé.

Retour aux sources. Comme si Zermatt devait se réapproprier une image d’alpinisme perdue. Avec ses 360 km de pistes, elle est devenue une station de ski armée de canons jusqu’aux dents où 60 % des séjours se font en hiver. Daniel Luggen nuance : « Nous avons 38 sommets de 4000m. Notre joyau. Ecoutez le cliquetis des crampons sur le sac à dos des Japonais arpentant nos rues. » Mais l’été ce sont surtout les excursionnistes qui remplissent trains et téléphériques en un flot journalier de 40 000 personnes. « La station est alors la deuxième plus grande ville du canton du Valais », sourit le GO à l’accent traînant. Chamonix, où on a ressorti l’Abeille, l’hebdomadaire de l’époque, n’est pas en reste. D’autant que Michel Croz, le prince des guides, a ouvert la voie de bien des sommets avant de tomber au Cervin. Le plus beau palmarès depuis la Grande Casse en 1860.

Cette mi-juillet 1865 marque la fin d’une ère. En deux jours on bascule dans l’alpinisme sportif. Le 15 juillet, le lendemain du Cervin, six hommes gravissent l’éperon de la Brenva au mont Blanc. Première grande variante. Une décennie plus tard tomberont les bastions verticaux, la Meije, les Drus. Et si Chamonix reste aujourd’hui la capitale de l’alpinisme, c’est dans le petit cimetière de Zermatt que Croz, son citoyen conquérant, repose pour l’éternité.

Antoine Chandellier

Douglas Freshfield et François Devouassoud, une cordée de l’Âge d’or

L’été 1865 est marqué par plus les retentissantes premières de l’alpinisme depuis l’ascension du mont Blanc en 1786. Mais pendant que les derniers problèmes des Alpes (qui allaient en poser bien d’autres) sont résolus, de nombreuses caravanes parcourent les montagnes. Leur alpinisme se conjugue sur le mode du voyage et de l’exploration.

D’un bout à l’autre de la chaîne, ils escaladent les sommets tout autant qu’ils découvrent des vallées. François Devouassoud, de Chamonix, guide une de ces caravanes tout au long de l’été.

François Devouassoud

François Devouassoud

Né au hameau des Barrats en 1831, il est l’aîné de trois frères, tous guides. François fait des études à Sallanches et à Bonneville, et pense un moment à devenir prêtre. Il sera finalement instituteur et guide, admis à la Compagnie à l’âge de 18 ans. Son principal client, celui qu’il accompagne en 1865, c’est Douglas Freshfield, un avocat londonien qui pratique la montagne depuis l’enfance, aux côtés de sa mère, excursionniste et marcheuse passionnée, qui publiera des recueils de récits de ses escapades. Il ne faut sans doute pas chercher plus loin l’origine de la fabuleuse carrière d’alpiniste et d’explorateur que mènera son rejeton. Devouassoud et Freshfield se rencontrent en 1863, quand Michel Alphonse Couttet engage son jeune collègue comme deuxième guide pour faire le mont Blanc avec le Britannique. Mauvaise idée : les deux hommes vont trop bien s’entendre et faire équipe pendant de longues années ! Dès 1864, ils arpentent les Alpes, font la première de la Presanella (3556 m, massif de l’Adamello) et se retrouvent presque chaque année, jusqu’en 1892…

Devouassoud et Freshield au centre

Devouassoud et Freshield au centre

En 1865, on relève leur passage au Grande Mèsule (ou Grosser Möseler, 3478 m, Zillertal ) et au Langtaufere Spitze, (3529 m, Stubai), dont ils font les premières ascensions. Puis, poursuivant vers l’ouest, ils déflorent le Pizzo Tresero, (3602 m, Ortlès). François Devouassoud, avec Antoine Clément, de Champéry, escaladent aussi le Brunegghorn (3833 m, Valais) guidant lors de cette première G. F. Cobb, W.D. Rawlins et R. B. Townsend sur l’arête sud-ouest. L’année suivante Freshfield et Devouassoud ouvrent l’arête nord-est du Bietschhorn (3953 m, Oberland). Leur cordée part à l’aventure au Caucase, en 1868. Ils font d’abord la première du beau Kazbek (5042 m). Puis, trompés par le brouillard, ils gravissent le moins élevé des deux sommets de l’Elbrus (5629 m, le point culminant, tout à fait semblable, est 13 mètres plus haut).

François Devouassoud fera d’autres premières, notamment dans les Dolomites, au Catinaccio en 1874, et au Sass Maor, en 1875. Freshfield et François voyagent souvent ensemble, plus forcément dans les hautes montagnes. Le Britannique explore l’Atlas, le Kangchenjunga et le Ruwenzori. Il devient rédacteur en chef de l’Alpine Journal, vice-président puis président de l’Alpine Club, avant d’en devenir le doyen. Il préside même la Royal Geographical Society. François Devouassoud officie pendant dix ans comme trésorier de la Compagnie des guides de Chamonix, mais refuse de devenir président, car il n’est pas d’accord avec le règlement de l’institution. Il meurt en 1905, à 73 ans. Son client témoignera souvent l’amitié et l’estime qu’il portait à ce guide « agréable et cultivé… capable de parler avec aisance d’Athènes et de Constantinople, de Dumas et de Victor Hugo, plus volontiers même que de ses propres aventures alpines… »

Freshfield décède en 1934, à 89 ans. A son dernier moment, il réclame le compagnon de ses ascensions et de ses voyages.

Claude Gardien

Portrait de guide, Jean-Franck Charlet – Vertical Magazine

Vertical nous livre un  magnifique numéro sur l’âge d’or de l’alpinisme : les ascensions mythiques de l’été 1865, des portraits de guides et d’alpinistes, des histoires d’amitié fortes… 150 ans plus tard, la légende continue : Grindelwald, Zermatt, Valtournenche, Courmayeur et Chamonix célèbre ensemble leur histoire, confortant plus que jamais l’expression de Leslie Stephen Les Alpes, terrain de jeu de l’Europe.

Guide, de père en fils

Et l’alpinisme aujourd’hui… nouvelles voies difficiles, record de vitesse, expéditions lointaines, héritiers des pionniers de 1865, les alpinistes aujourd’hui écrivent, à leur manière, l’alpinisme de leur temps.

Jean-Franck Charlet est de ceux-ci, il descend d’une prestigieuse lignée de guides. Grand glaciairiste, professeur à l’Ecole nationale de ski et d’alpinisme, il a formé de nombreux guides. Il revient sur l’histoire de sa vallée et de sa famille.

Découvrez le témoignage de Jean-Franck Charlet :  Portrait de guide – Vertical Magazine

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L’exploit de l’année : l’éperon de la Brenva – Vertical Magazine

Vertical nous livre un  magnifique numéro sur l’âge d’or de l’alpinisme : les ascensions mythiques de l’été 1865, des portraits de guides et d’alpinistes, des histoires d’amitié fortes… 150 ans plus tard, la légende continue : Grindelwald, Zermatt, Valtournenche, Courmayeur et Chamonix célèbre ensemble leur histoire, confortant plus que jamais l’expression de Leslie Stephen Les Alpes, terrain de jeu de l’Europe.

Une voie de légende…

Le 15 juillet 1865, alors que Zermatt vit dans la tragédie du Cervin, une autre performance

Adolphus Moore: author of the Alps in 1864

Adolphe Moore: auteur de The Alps in 1864

incroyable se réalise sur le versant italien du mont Blanc. L’éperon de la Brenva vient d’être gravi par une cordée redoutable d’efficacité, Horace et Frank Walker, Adolphus Warburton-Moore, Georges S. Mathews accompagnés de leurs guides Jakob et Melchior Anderg. Une voie de légende qui marque le début d’un alpinisme sportif où la recherche de la difficulté prend toute sa place.

Découvrez toute l’histoire de cette ascension  L’éperon de la Brenva : Vertical Magazine

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